CHANTIER DU TOENO

image (1)image (2) image (3)

 

 

 

 

 

 

 

Entre 1958 et 1996 de nombreux bateaux de pêche et de plaisance y sont nés sous la direction du charpentier marine Albert Le Flem.

En 2012 Jean François (Jef), qui reprend les commandes de ce chantier naval diversifie ses activités (réparation, maintenance, mécanique, manutention, construction, ingénierie architecturale). “On travaille toutes les matières à part l’acier”.

Le chantier dispose des moyens de manutention adaptés aux multicoques ainsi qu’un hangar fermé dont la taille permet d’accueillir des catamarans et trimarans de 8 à 10 tonnes et d’une dizaine de mètres de large.

La société dispose d’engins de manutention permettant la sortie ou la mise à l’eau de bateaux de 8 à 10 tonnes et dont le tirant d’eau peut atteindre 1,80 m.9

Le chantier se remplit ! N’hésitez pas à venir mettre votre bateau au sec durant l’hiver.
De plus, il vous offre de nombreux avantages :
-> Possibilité de travailler dessus (électricité et point d’eau disponible) ;
-> Pas besoin de démâter.
-> Les quillards mesurant jusqu’à 11 mètres et pesant jusqu’à 8 tonnes peuvent être sortis…8

L’équipe prend soin du bateau et son moteur, en assure l’entretien et la réparation ainsi que le stockage avec des formules de “port à sec”, particulièrement intéressantes, notamment pour les voiliers.
12

Le chantier a accueilli un magnifique catamaran de 17 m (construit en mousse PVC/CARBONE) pour lui refaire une beauté et rehausser son rouf pour plus d’espace dans la nacelle.5

Pour le recyclage des bateaux hors d’usage, sachez que le chantier du Toëno travaille en partenariat avec LES RECYCLEURS BRETONS.

Les déchets non recyclables (jusque 75% sur un bateau plastique) ne sont pas enfouis mais transformés en combustibles industriels dont les fumées sont filtrées à 100%.

Depuis janvier 2014, l’équipe est en mesure de réaliser tous travaux de charpente navale traditionnelle, réparation, entretien et restauration. Un charpentier de marine chevronné, “TIBO“, a rejoint le groupe en mai 2013.

2Pour faciliter l’approche du mouillage du Toëno, des bouées latérales babord et tribord ont été installées.

 Tarifs hivernage
2.44 TTC le m2 en extérieur
– 4.00 TTC le m2 en intérieurimage (4)

Sortie de l eau
– de 0 à 7 m  : 90 euros
– de 7 m à 9.50 m : 102 euros
– plus de 9.50 m  : 132 euros

Chantier du Toëno – Chemin de Run Crec’h Du – 22560 TRÉBEURDEN
HORAIRES : Du Lundi au Vendredi : de 9h – 12h30 et de 14h – 17h30
Téléphone : 02.96.23.63.55 – Télécopie : 02.96.15.46.20

contact@toeno.fr

http://www.toeno.fr/

 ACCUEIL


L’élevage des moules de bouchot

La production nationale de moules de bouchot* (généralement la “mitylus edulis”) atteint 60 000 tonnes.

Elle se situe au 3e rang européen derrière l’Espagne (280 000 tonnes) et le Danemark (80 000 tonnes).
* Le mot bouchot vient du gaélique bout (clôture) et chot (bois)

Le captage des larves de moules se fait plus particulièrement sur la côte Atlantique (de la Bretagne sud à l’Aquisites de bretagne nordtaine).

Les naissains sont ensuite acheminés vers les bassins mytilicoles de Manche et d’Atlantique.

La Bretagne Nord occupe la seconde place des bassins mytilicoles français.

La majeure partie des surfaces exploitées se trouvent sur le Domaine Public Maritime (DPM) qui accorde des « concessions » aux exploitants et délimite le droit d’exploiter le domaine public en termes d’espace, d’usage et de temps d’occupation (35 ans maximum).
L’agrément sanitaire est obligatoire pour les produits de la conchyliculture destinés à la consommation humaine. Cet agrément est délivré à condition que les établissement de production pratiquent des autocontrôles (analyses microbiologiques des coquillages et de l’eau).

  UN AN de développement des larves de moules est nécessaire
avant qu’elles deviennent MOULES DE BOUCHOT prêtes à être dégustées

Le captage
En février, des cordes en fibre de coco sont tendues entre deux pieux.100_3910
L’endroit choisi est fonction de nombreux critères car les moules perçoivent les modifications de salinité, de température et de luminosité de leur environnement.
Les moules vivent en colonies dans la nature
Fécondation – A partir de février, les mâles libèrent leurs spermatozoïdes dans l’eau ; ceux-ci pénètrent dans la coquille ouverte de la femelle et vont féconder l’ovule.
Ponte/Naissance – La femelle rejette ensuite des millions d’embryons sous forme de larves qui vont être transportées par les courants (zooplancton) jusqu’à trouver un support où se fixer.
larve mouleAu printemps, les larves microscopiques de moules se fixent sur les cordes en coco pour s’ y développer.

Le naissain
En quelques semaines, les cordes de coco sot garnies de ces “bébés” moules qui se développent grâce au phytoplancton dont elles se nourrissent.100_3943

NB – C’est à partir du mois de mai qu’une partie de ces cordes à naissain est vendue pour approvisionner les bassins mytilicoles de la Côte Atlantique nord et de la Manche.

Le naissain se développe jusqu’à la fin de l’été.

 

Récolte des naissains

100_3930

100_3936

 

Les naissains récoltés sont glissés dans des filets de chanvre (biodégradable) pour être fixés sur des pieux ; c’est le boudinage. 100_3915 (3)DSC04485 (4)

 

Fixation sur les bouchots : les “boudins” de 2,50 m sont fixés sur des bouchots. Ce sont des lignes de pieux de bois enfoncés dans l’estran. Ils sont presque entièrement immergés à marée haute.
Les moules ont des prédateurs : des jupettes en plastique sont fixées au pied des bouchots pour empêcher les crabes de venir les manger. Les oiseaux marins également (dont les goélands et les huîtriers-pies), les étoiles de mer, les bigorneaux perceurs, certains poissons (en particulier la daurade royale)… Elles sont aussi la cible de certains microbes et parasites. Les algues sont enlevées régulièrement et les invasions de prédateurs surveillées.

DSC04507

Catinage et récolte
Afin de maintenir les moules bien en place sur les bouchots, le mytiliculteur pratique le catinage qui consiste à garnir le bouchot d’un filet. (Cela évite les risques de décrochement des moules en raison de la houle et des marées). Les moules vont se développer sur les bouchots.

DSC04521A partir de l’été, commence la récolte en vue de la commercialisation. Le mytiliculteur utilise une “pêcheuse” qu’il descend jusqu’à la base du bouchot à l’aide de sa grue. En remontant, la “pêcheuse” referme ses deux volets sur le pieu et décolle les moules.
Les moules sont ensuite triées, lavées et enfin conditionnées.

Le matériel est mis à rude épreuve !

100_3979 DSC04482tracteur et caisses

 

 Remerciements à Jean-Yves C. (mytiliculteur à Pen Bé) qui nous a invités à observer son activité
et permis d’illustrer cet article.

 

ACCUEIL

 ♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣