Protection de la réserve des Sept-îles

La France a élaboré et mis en œuvre un plan d’action (PAMM), qui assure le bon état écologique du milieu marin. Elle répond à une directive européenne (cliquez sur le lien pour consulter la brochure)   « Cadre Stratégie pour le Milieu Marin »

 

A ce titre, l’archipel des Sept-Îles « Ar Jentilez » (réserve naturelle nationale depuis 1976) fait l’objet d’un projet d’extension d’un périmètre de protection qui doit être défini pour 2020. Le projet est donc actuellement au stade de la réflexion.

 

QUE CONCERNE LE PROJET D’EXTENSION  ?

La biodiversité marine et les activités socio-économiques.

 

La biodiversité de l’archipel et de son environnement marin est unique, un espace de biodiversité parmi les plus remarquables de Bretagne :

 

  • environ 10% de l’effectif national de phoque gris (80 % des naissances),
  • 11% de l’effectif d’oiseaux marins nicheurs de France métropolitaine,
  • des dizaines d’observations de cétacés et de baleines chaque année,
  • près de 1 000 espèces de faune et flore marines inventoriées (crustacés, éponges, algues, coquillages, anémones, poissons…).
  • Les habitats marins du territoire qui font office de refuge ou de nourricerie pour des centaines d’espèces (forêts de laminaires, herbiers,  champs de blocs (cailloux) de l’estran.

Le projet est donc mené en étroite concertation avec les acteurs locaux : associations (professionnels, plaisance, protection de l’environnement…), collectivités locales, comités départementaux représentant les usagers de la mer.

 

Ces rencontres porteront sur l’étude des zones d’alimentation des oiseaux marins et phoque gris, les liens entre les activités, la faune marine et les habitats marins, les ressources en poissons pour les activités humaines et la faune marine ou le lien entre une aire marine protégée et les activités économique du territoire.

 

La côte de Granit Rose est un territoire avec une riche histoire et une culture humaine singulière où se combinent différentes activités professionnelles et récréatives avec notamment :

 

  • 16 métiers de pêche,
  • 9 associations de pêcheurs plaisanciers,
  • 6 centres nautiques,
  • 5 clubs de plongée,
  • et une importante activité touristique (randonnée, société de transport à passagers, 4 maisons de découverte et de pédagogie à l’environnement sur le littoral…).

 

Plusieurs millions d’euros de retombées économiques au sein du territoire reposent sur les services rendus par la nature.

 

Le maintien des ressources en mer (céphalopodes, maquereaux, sardines, tacauds, congres, lançons …) est essentiel pour les oiseaux marins mais également pour la pérennité des activités humaines.

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Si un phare m’était conté !

Vendredi 5 octobre 2018 à 20h30

 

Salle de conférence “Espace Sainte-Anne” à LANNION

(à partir de 10 ans)

(Participation libre)

Rémy COCHEN contera la construction et la vie des gardiens du phare de Kéréon.

Le phare de Kéréon s’élève sur le récif de Men Tensel entre Ouessant et Molène. C’est le dernier phare français construit en mer et aussi le plus luxueux !

 

Mais ce récit est bien plus que l’histoire d’un seul phare : Il parle, sans nostalgie de tous les phares en mer et des aventures de ceux qui les ont construits et de ceux qui les ont servis.

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Peuple des dunes

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Mes chers amis,                                                                          ParisMatch--2472c

Nous avons rencontré le ministre Macron en Février et en Avril dernier à Bercy : il est favorable à ce projet comme on pouvait s’y attendre. Il compte apporter des garanties comme par exemple :

  • – le volume : au lieu des 400 000 m3 prévus initialement, il s’agirait de prélever annuellement 50 000 m3 la 1ère année, 100 000 la seconde, 150000 la 3 ème et 250 000 m3 ensuite. Quels que soient les volumes extraits, les conséquences seront exorbitantes et irréversibles
  • – pas de prélèvements de mai à septembre pendant la saison touristique ; cela est inutile puisque le repos biologique du poisson se situe de février à Avril
  • –  limiter le périmètre d’exploitation à 1.5 km2 par rotation de  5 ans dans le périmètre de 5 km2
  • –  mise en place d’un comité de suivi. Ceci est aussi un leurre car l’administration qui a donné un avis favorable à ce projet sera membre du comité de suivi. Comment croire que cette même administration qui a amené le ministre à prendre une décision favorable pourrait alerter le ministre en lui demandant de tout arrêter parce qu’elle s’est trompée !
  • –  Établissement d’un état initial et d’une étude socio-économique avant tout commencement de travaux ce que nous réclamons depuis le début de ce dossier. Si le protocole recommandé par l’ifremer est appliqué, il faut 2 à 3 ans d’observations !
  • –   “Obligation” pour la CAN de commencer les études sur la dune située à 40 km des côtes et de rendre les études à Macron dans deux ans.

Tout ceci, est destiné à “habiller” la décision favorable du ministre : nous refusons toute extraction dans la baie de Lannion et c’est pourquoi, nous avons claqué la porte du ministère le 14 avril dernier, ce qui n’a pas eu l’heur de plaire au ministre. Si par malheur, ce bateau venait sur le site, aucune autorité (préfet, ministre) ne le stopperait !

Nous avons pu faire intervenir l’agence des aires marines protégées pour apporter son expertise, ce que nous refusait Macron et son administration.

Le 08 juin dernier, M. Macron, lors de sa visite à Lannion, a annoncé qu’il signerait le décret ministériel pour fin juin ; à ce jour, il n’a pas signé.

En Janvier 2013, nous avions constitué avocats pour commencer à constituer les dossiers à déposer devant la justice administrative. En mai 2015, Lannion Trégor Communauté a choisi le même cabinet d’avocats. Nous travaillons activement ensemble pour déposer les dossiers devant la justice administrative.

La première requête sera relative au décret ministériel -que le ministre aura signé- qui sera déférée devant le Conseil d’Etat ; puis le préfet signera l’arrêté d’ouverture des travaux que nous déférerons devant le Tribunal administratif de Rennes accompagné d’un référé-suspension

Le 24 janvier dernier, 7 000 personnes sont venues nous soutenir lors de la manifestation que nous avons organisée à Lannion. Macron s’en fout ! Nous sommes soutenus par les citoyens, de nombreux élus et parlementaires costarmoricains et finistériens, les associations de protection de l’environnement, les professionnels de la mer, les responsables économiques : cette autorisation serait un déni de démocratie.

Le film de Denis Délestrac, “le sable, enquête sur une disparition” sera rediffusé le mardi 1er septembre sur Arté à 20 h 55.

En mai 2012, nous avons reçu Denis Délestrac pendant 2 jours ; à la fin du film, il évoque le projet d’extraction en baie de Lannion.

Denis Délestrac a été notre invité lors de notre table ronde en juillet 2014 à Trébeurden ; il a présenté son film après sa projection.

Tous sur Arte le 1er septembre 2015

Restons mobilisés !

Alain Bidal

Président du Collectif Le Peuple des Dunes enTrégor Maison des associations

22560 Trébeurden    Tél.: 02.96.23.67.60     06.32.21.76.03

peupledesdunesentregor.com

peupledesdunesentregor@gmail.com

www.facebook.com/peupledesdunesentregor

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Lac de Guerlédan

Dès le début du mois de mars 2015, a commencé l’assèchement du Lac de Guerlédan .

Entre mai et septembre/octobre EDF effectue des travaux sur des parties habituellement immergées du barrage hydroélectrique : réfection de ses murs, rénovation et modernisation de deux vannes, de leur système de manœuvre et des conduits. (En 1985, lors du précédent vidage, les évacuateurs de crue du Blavet avaient déjà été redimensionnés).

barrage1cours blavet vallée

 

 

 

 

 

La formation du Lac artificiel de Guerlédan est due à la construction de ce barrage sur le fleuve Blavet en 1930. Le lac (dont le nom “Gouer ledan” signifie « le ruisselet large »), matérialise la limite entre le Morbihan et les Côtes-d’Armor. La Vallée du Blavet a été inondée sur 13 Km de long, couvrant une surface de 300 ha. (Profondeur 45 m, volume de 55 millions de mètres cubes).

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Le barrage a coupé le trafic fluvial sur le canal de Nantes à Brest qui empruntait le cours du Blavet (17 écluses du canal furent noyées sous les eaux du lac).

route mène écluse

Le visiteur découvre un paysage lunaire et son patrimoine englouti (moulin, fermes, maisons d’éclusiers, écluses, bars, carrières d’ardoises… bateau, arbres fossilisés et sol craquelé).

Pour un défilement automatique du diaporama, cliquez sur “show slideshow”

Cette vidange du Lac n’est pas sans poser de nombreux problèmes. Aussi, plusieurs commissions ont identifié toutes les problématiques tant en qualité de l’eau, en eau potable, en gestion de la ressource piscicole, en flux de touristes et en impacts positifs ou négatifs sur les activités liées au tourisme.

À partir de novembre 2015, les vannes seront fermées et la vallée de Guerlédan sera à nouveau submergée par les eaux (achèvement du remplissage en 2016).

Pour en savoir plus, cliquez sur les liens ci-dessous :

Accès au Lac de Guerlédan pendant son assec

Le patrimoine englouti du Lac de Guerlédan

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Marais salants de Guérande

saline5paludièreCe sont les bassins salicoles de la Presqu’île guérandaise (bassins de Guérande et du Mès) qui produisent le précieux sel de Guérande dont la renommée n’est plus à faire.marais1

 

Les marais salants sont alimentés en eau de mer par une zone d’estran (un bras de mer appelé “Traict“).

schéma numéroté

❶ L’étier (canal) amène l’eau de mer au réservoir du marais : la vasière ❷ où l’eau se décante en déposant vase, algues et poissons.
❸ L’eau passe ensuite dans un bassin découpé, plus petit, plus bas et moins profond que la vasière : c’est le cobier.
❹ Pour mieux s’évaporer et se concentrer en sel, l’eau passe dans les fares (grands bassins, peu profonds) dans lesquels elle est ralentie par des chemins d’argile afin de permettre une meilleure évaporation et favoriser la concentration en sel.
❺ les adernes sont des couloirs qui servent à conduire l’eau – saturée en sel- au cœur de la saline, au niveau le plus bas.
Après avoir parcouru plusieurs kilomètres, l’eau arrive, saturée en sel(s), dans des tables salantes rectangulaires où s’effectue la cristallisation. La profondeur est de quelques centimètres. Le paludier effectue la récolte du sel cristallisé dans les œillets ❻.

fleur ou sel gris

 

La fleur de sel, blanche et légère, est formée de cristaux à la surface des œillets. Elle est riche en magnésium et en oligo-éléments.

Le gros sel ou sel gris se forme sur le fond de l’œillet en argile naturelle ; ce qui explique sa couleur.

 sel sur mulons

 

L’hiver, le paludier entretient son exploitation : il cure les vasières, les étiers et tous les canaux, il répare les brèches des talus.
Mais dès le mois de mars il prépare sa saline pour la récolte : il vide partiellement les bassins (de l’eau accumulée en hiver), en évacue la vase et consolide les parties émergées de la saline.oeillets et paludier2
Pendant l’été, il tire quotidiennement le sel sur la ladure (petite plate-forme ronde) où il va s’égoutter toute la nuit. Le lendemain, il le transportera à la brouette sur le mulon (surface plane de stockage à proximité de la saline).
A l’arrivée de l’automne, la récolte de l’année est transportée du mulon vers les lieux de stockage.

 

 

 

 

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TRIAGOZ

Au sortir de la guerre de Crimée, la France veut créer des lignes régulières de paquebots à vapeur. Il est urgent de baliser les chenaux d’accès.
C’est le décret impérial du 12 mai 1860 (sous Napoléon III) qui fixe la construction de plusieurs phares sur le littoral français dont celui qui doit signaler la route entre Perros-Guirec et la baie de Morlaix.

(N’oubliez pas de cliquer sur les images pour les agrandir)

Entre 1861 et 1864, une tour de 29 mètres de haut est érigée sur un îlot du plateau des Triagoz (1) (l’îlot de Gwen Braz) cerné par des roches sur lesquelles la houle brise presque en permanence.

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palan et gabarreSa construction est dirigée par les ingénieurs Dujardin et Pelau. Le rocher est arasé afin de construire un abri pour les ouvriers. Deux palans servent à débarquer le matériel et les pierres de taille (granit). La tour carrée est construite sur une base rocheuse qui s’élève à 8 mètres au-dessus des hautes mers.

Gravure (source : Gallica-Bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France – ” Procédés et matériaux de construction…. Outillage et organisation des chantiers / A. Debauve,…” page 118)

C’est un édifice en granit (de Ploumanac’h et l’île Grande) de 8 mètres de côté extérieur sur 20 mètres de haut. L’atelier de taillage se situe à terre (à 21 km du chantier) et le transport se fait par gabare à voile.
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Les pièces du phare sont un vestibule et des salles voûtées, aménagées en chambres pour les deux gardiens et l’ingénieur. Une saillie en demi-cercle contient l’escalier. L’échauguette (qui a servi de cuisine) lui fait face. Un magasin de lampes et huile se situe au dernier étage.
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Le phare est présenté à l’Exposition Universelle de Paris en 1867.

Coordonnées géographiques :
48°52,285 N – 03°38,797 W (WGS 84)
Historique
1864 (15 novembre) – Allumage du feu fixe blanc varié par des éclats alternativement blancs et rouges toutes les 30 secondes. Cloche de brume. Combustible : huile végétale
1875 – Combustible : huile minérale
1885 (1er janvier) – Modification du feu, secteur rouge.
1904 (octobre) – renforcement du feu, incandescence par le pétrole
1924 – nouvel appareil plus puissant ; feu blanc à 2 occultations 8 secondes focale 0,92 m à 1 secteur rouge.
1948 – feu à 2 occultations toutes les 6 secondes, secteurs blanc et rouge, focale 0,70 m
1981 (juillet) – Électrification –
1984 (avril) – Automatisationfin du gardiennage
1985 – Le feu est automatisé par aérogénérateur installé sur une nouvelle lanterne.

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Le phare a perdu sa lanterne lors de l’installation de l’aérogénérateur.
A gauche, l’ancienne lanterne, avec son optique, est exposée à la subdivision des phares et balises de Lézardrieux.
A droite la nouvelle lanterne

 

 

 

Description technique
Construction : 1861-1864
Allumage : 15 novembre 1864.
Hauteur : 29 m.
Description : Tour carrée avec cage d’escalier en saillie semi-circulaire sur le côté, en maçonnerie de pierres de taille.
Actuellement :
Feu : deux éclats groupés toute les six secondes
Optique : horizon , optique de focale 0,25 m en verre taillé. Feu d’horizon 360°. Feu à 2 occultations groupées 6 secondes. Lampe halo 180 watts. 1 aérogénérateur – Coût : 252 700 F
L’appareil de troisième ordre produit un feu fixe varié de 30 en 30 secondes par des éclats alternativement blancs et rouges. Coût 35 000F.
Cloche pour temps de brume.
De nuit, le phare montre un feu blanc (2 occ. 6 sec.) avec un secteur rouge de 339 ° à 010 ° qui couvre les dangers du plateau du Crapaud.
Portée : 14,5 milles dans le secteur blanc (2) et 11 milles dans le secteur rouge (2)

(1) A 4,6 mille dans le N.W. de l’Ile Grande – Le plateau des Triagoz s’étend sur 2,1 mille du S.W. au N.E
(2) Secteur blanc et secteur rouge : Un feu à secteurs est un balisage lumineux (phare ou feu) qui est utilisé pour guider de nuit les navires dans un chenal cerné de dangers (écueils, absence de fonds). Le faisceau lumineux change de couleur selon l’endroit d’où il est observé.

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Propriété de l’état, l’état général ne cesse malheureusement de se dégrader…

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