L’élevage des moules de bouchot

La production nationale de moules de bouchot* (généralement la “mitylus edulis”) atteint 60 000 tonnes.

Elle se situe au 3e rang européen derrière l’Espagne (280 000 tonnes) et le Danemark (80 000 tonnes).
* Le mot bouchot vient du gaélique bout (clôture) et chot (bois)

Le captage des larves de moules se fait plus particulièrement sur la côte Atlantique (de la Bretagne sud à l’Aquisites de bretagne nordtaine).

Les naissains sont ensuite acheminés vers les bassins mytilicoles de Manche et d’Atlantique.

La Bretagne Nord occupe la seconde place des bassins mytilicoles français.

La majeure partie des surfaces exploitées se trouvent sur le Domaine Public Maritime (DPM) qui accorde des « concessions » aux exploitants et délimite le droit d’exploiter le domaine public en termes d’espace, d’usage et de temps d’occupation (35 ans maximum).
L’agrément sanitaire est obligatoire pour les produits de la conchyliculture destinés à la consommation humaine. Cet agrément est délivré à condition que les établissement de production pratiquent des autocontrôles (analyses microbiologiques des coquillages et de l’eau).

  UN AN de développement des larves de moules est nécessaire
avant qu’elles deviennent MOULES DE BOUCHOT prêtes à être dégustées

Le captage
En février, des cordes en fibre de coco sont tendues entre deux pieux.100_3910
L’endroit choisi est fonction de nombreux critères car les moules perçoivent les modifications de salinité, de température et de luminosité de leur environnement.
Les moules vivent en colonies dans la nature
Fécondation – A partir de février, les mâles libèrent leurs spermatozoïdes dans l’eau ; ceux-ci pénètrent dans la coquille ouverte de la femelle et vont féconder l’ovule.
Ponte/Naissance – La femelle rejette ensuite des millions d’embryons sous forme de larves qui vont être transportées par les courants (zooplancton) jusqu’à trouver un support où se fixer.
larve mouleAu printemps, les larves microscopiques de moules se fixent sur les cordes en coco pour s’ y développer.

Le naissain
En quelques semaines, les cordes de coco sot garnies de ces “bébés” moules qui se développent grâce au phytoplancton dont elles se nourrissent.100_3943

NB – C’est à partir du mois de mai qu’une partie de ces cordes à naissain est vendue pour approvisionner les bassins mytilicoles de la Côte Atlantique nord et de la Manche.

Le naissain se développe jusqu’à la fin de l’été.

 

Récolte des naissains

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Les naissains récoltés sont glissés dans des filets de chanvre (biodégradable) pour être fixés sur des pieux ; c’est le boudinage. 100_3915 (3)DSC04485 (4)

 

Fixation sur les bouchots : les “boudins” de 2,50 m sont fixés sur des bouchots. Ce sont des lignes de pieux de bois enfoncés dans l’estran. Ils sont presque entièrement immergés à marée haute.
Les moules ont des prédateurs : des jupettes en plastique sont fixées au pied des bouchots pour empêcher les crabes de venir les manger. Les oiseaux marins également (dont les goélands et les huîtriers-pies), les étoiles de mer, les bigorneaux perceurs, certains poissons (en particulier la daurade royale)… Elles sont aussi la cible de certains microbes et parasites. Les algues sont enlevées régulièrement et les invasions de prédateurs surveillées.

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Catinage et récolte
Afin de maintenir les moules bien en place sur les bouchots, le mytiliculteur pratique le catinage qui consiste à garnir le bouchot d’un filet. (Cela évite les risques de décrochement des moules en raison de la houle et des marées). Les moules vont se développer sur les bouchots.

DSC04521A partir de l’été, commence la récolte en vue de la commercialisation. Le mytiliculteur utilise une “pêcheuse” qu’il descend jusqu’à la base du bouchot à l’aide de sa grue. En remontant, la “pêcheuse” referme ses deux volets sur le pieu et décolle les moules.
Les moules sont ensuite triées, lavées et enfin conditionnées.

Le matériel est mis à rude épreuve !

100_3979 DSC04482tracteur et caisses

 

 Remerciements à Jean-Yves C. (mytiliculteur à Pen Bé) qui nous a invités à observer son activité
et permis d’illustrer cet article.

 

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Les Recycleurs Bretons

Depuis plus de trente ans, les RECYCLEURS BRETONS (Partenaires privilégiés de l’Association pour la Plaisance Eco-Responsable) sont les spécialistes de la gestion des déchets et de la valorisation de la matière. Entreprise indépendante et régionale,  elle assure la collecte, le traitement et le recyclage des déchets pour les professionnels du bâtiment, du milieu maritime et du milieu agricole.

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Le nombre de bateaux de plaisance ne naviguant plus ou abandonnés par leurs propriétaires sur les plages ou dans les ports et chantiers nautiques est en croissance permanente. En effet, le développement de la plaisance depuis les années 1970 fait que beaucoup de bateaux arrivent en fin de vie. Le gisement des bateaux a déconstruire, estimé a 1 700 unités par an, est en constante progression.

Nous sommes aujourd’hui  confrontés à deux problèmes majeurs :

  • réel problème écologique  (putréfaction des coques en bois, perte des huiles, fusées de détresse),
  • pénurie des places de port de plaisance.

Les recycleurs bretons créent aujourd’hui le premier réseau de destruction navale en Bretagne  : leur but est de rassembler un groupe de professionnels du nautisme (concession et chantier, port a sec) souhaitant répondre au problème environnemental que représente la fin de vie des bateaux de plaisance hors d’usage. En 2013, les recycleurs bretons ont déconstruit 130 unités de plaisance.

TRANSPORT ET CONDITIONNEMENT

La logistique est assurée a partir de l’enlèvement du bateau qui est transféré vers le site de déconstruction le plus proche géographiquement. (Site identifié par la Préfecture “installation classée pour la protection de l environnement”) .

DÉPOLLUTION DES BATEAUX

Les matières dangereuses sont évacuées du bateau ( batterie, huiles, gasoil, fusées de détresse etc.) puis traitées dans les filières adéquates.

DÉCONSTRUCTION DES COQUES

Le bateau est ensuite démoli dans les installations classées afin de trier plus facilement les matières valorisables ;  le bois est envoyé vers les panneau tiers et la ferraille dans les fonderies.

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VALORISATION DES MATIÈRES

En fonction de la nature des produits, les matériaux sont évacués vers les filières de recyclage agrées. Les matériaux composites sont transformés en combustibles solides de récupération (valorisation énergétique) ou en valorisation matière.

GRILLE TARIFAIRE : Les prix sont donnés à titre indicatif . Chaque démolition de bateau donne lieu à un devis tenant compte des accès pour enlever le bateau, du tonnage et des déchets présents a bord.

tarifs recycleurs

Transport du bateau : Forfait moyen pour l’enlèvement d un bateau en Bretagne (dans le cadre d’un transport par camion et hors grutage) : 200 € HT
Éléments a vérifier : Fusées de détresses exclues -Signaler la présence de gazole-Si un pompage-dégazage est à effectuer, prévoir un forfait de 150 € (HT).

 Leur devise “NOUS N’ENFOUISSONS PAS !!! NOUS VALORISONS!!!”

5 agences sont réparties sur la Bretagne (voir site ci-dessous) dont celle de Tréguier

Le Port
22220 TREGUIER
Contact : David Bellec 06 27 25 64 36

produit en bretagne

Visitez leur site en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://www.recycleurs-bretons.fr/nos-metiers/demolition-industrielle-et-navale.html

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Décès de Madame KIFFER

Nous venons d’apprendre le décès de Madame Nicole KIFFER (née LE GALLOUDEC), épouse de notre Président de la Fédération Nationale des Pêcheurs Plaisanciers et Sportifs de France (FNPPSF).

L’Association des Pêcheurs Plaisanciers de Pleumeur-Bodou (APPB) présente ses sincères condoléances à Monsieur Jean KIFFER, son époux, et à toute la famille.

Un dernier hommage lui sera rendu samedi 27 décembre 2014, à 10 h 30, au Centre funéraire de Kerlétu à Lorient.

CROSS

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 Pour les urgences en mer, appelez le 196 !

 
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A l’occasion de sa visite au salon nautique, Alain Vidalies, Secrétaire d’État français chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, a annoncé la mise en place du nouveau numéro d’urgence en mer : le 196. Il permet de joindre gratuitement et directement un centre de sauvetage en mer (CROSS) qui localise et identifie l’appelant 24 H/24 et 7 jours/7.


Le numéro 196, pour toute demande de secours en mer

Les centres opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) disposent désormais d’un numéro d’urgence abrégé, le 196. Les CROSS rejoignent ainsi la liste des centres d’appels d’urgence à l’instar des SAMU et CODIS. Le 196 ne remplace pas le numéro d’urgence européen 112. Il permet une mise en contact téléphonique le plus rapidement possible avec les CROSS sans retarder l’envoi de moyens adaptés à la situation d’urgence.

Avec le 196, les CROSS sont considérés réglementairement comme service d’urgence. Ils peuvent désormais solliciter les opérateurs de téléphonie sans se justifier d’une demande de localisation d’une personne détentrice d’un téléphone portable afin de renforcer l’efficacité de la réponse à une demande de secours.

Appeler le 196 c’est l’assurance d’être en contact avec des professionnels du sauvetage en mer capables de répondre efficacement à une demande de secours.

Vous êtes témoins à terre d’un événement de mer impliquant des personnes ; ces personnes vous paraissent en détresse : le 196 est le bon réflexe. Si par exemple vous repérez un stand-up paddle en perdition au large comme cette jeune femme qui avait dérivé en SUP pendant 36 heures au large des côtes, vous pouvez faire le 196 pour déclencher les secours

Attention : le 196 ne se substitue pas en mer à la VHF, prioritaire pour alerter et rester en contact avec le CROSS et les moyens de secours.”

En résumé :
– Le 196 permet de joindre directement un centre de sauvetage en mer (CROSS), 24H/24 – 7j/7 ;
– Le 196 est gratuit ;
– Le 196 permet au centre de sauvetage de vous localiser ;
– Avec le 196, un CROSS en tant que service d’urgence peut aussi solliciter les opérateurs de téléphonie pour localiser un téléphone portable d’une personne impliquée dans une situation de détresse en mer.

Le 196 ne remplace pas le numéro d’urgence européen 112. Il permet une mise en contact téléphonique la plus rapide possible avec les CROSS, sans retarder l’envoi de moyens adaptés à la situation d’urgence.

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Dernière NEWS !

Soutien financier à la SNSM. Manuel Valls a annoncé ce jeudi que l’État allait s’engager plus fortement auprès de la SNSM.

Pour cette année, une enveloppe d’1,5 million d’euros va être ajoutée à la dotation de 2,3 millions d’euros habituellement versée.

Le Premier ministre a également annoncé qu’un amendement au projet de réforme territoriale pourrait être déposé. Il concernerait le financement du sauvetage en mer et, plus précisément, permettrait aux collectivités de continuer à verser des subventions à la SNSM.

(source : Le Télégramme)

TRIAGOZ

Au sortir de la guerre de Crimée, la France veut créer des lignes régulières de paquebots à vapeur. Il est urgent de baliser les chenaux d’accès.
C’est le décret impérial du 12 mai 1860 (sous Napoléon III) qui fixe la construction de plusieurs phares sur le littoral français dont celui qui doit signaler la route entre Perros-Guirec et la baie de Morlaix.

(N’oubliez pas de cliquer sur les images pour les agrandir)

Entre 1861 et 1864, une tour de 29 mètres de haut est érigée sur un îlot du plateau des Triagoz (1) (l’îlot de Gwen Braz) cerné par des roches sur lesquelles la houle brise presque en permanence.

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palan et gabarreSa construction est dirigée par les ingénieurs Dujardin et Pelau. Le rocher est arasé afin de construire un abri pour les ouvriers. Deux palans servent à débarquer le matériel et les pierres de taille (granit). La tour carrée est construite sur une base rocheuse qui s’élève à 8 mètres au-dessus des hautes mers.

Gravure (source : Gallica-Bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France – ” Procédés et matériaux de construction…. Outillage et organisation des chantiers / A. Debauve,…” page 118)

C’est un édifice en granit (de Ploumanac’h et l’île Grande) de 8 mètres de côté extérieur sur 20 mètres de haut. L’atelier de taillage se situe à terre (à 21 km du chantier) et le transport se fait par gabare à voile.
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Les pièces du phare sont un vestibule et des salles voûtées, aménagées en chambres pour les deux gardiens et l’ingénieur. Une saillie en demi-cercle contient l’escalier. L’échauguette (qui a servi de cuisine) lui fait face. Un magasin de lampes et huile se situe au dernier étage.
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Le phare est présenté à l’Exposition Universelle de Paris en 1867.

Coordonnées géographiques :
48°52,285 N – 03°38,797 W (WGS 84)
Historique
1864 (15 novembre) – Allumage du feu fixe blanc varié par des éclats alternativement blancs et rouges toutes les 30 secondes. Cloche de brume. Combustible : huile végétale
1875 – Combustible : huile minérale
1885 (1er janvier) – Modification du feu, secteur rouge.
1904 (octobre) – renforcement du feu, incandescence par le pétrole
1924 – nouvel appareil plus puissant ; feu blanc à 2 occultations 8 secondes focale 0,92 m à 1 secteur rouge.
1948 – feu à 2 occultations toutes les 6 secondes, secteurs blanc et rouge, focale 0,70 m
1981 (juillet) – Électrification –
1984 (avril) – Automatisationfin du gardiennage
1985 – Le feu est automatisé par aérogénérateur installé sur une nouvelle lanterne.

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Le phare a perdu sa lanterne lors de l’installation de l’aérogénérateur.
A gauche, l’ancienne lanterne, avec son optique, est exposée à la subdivision des phares et balises de Lézardrieux.
A droite la nouvelle lanterne

 

 

 

Description technique
Construction : 1861-1864
Allumage : 15 novembre 1864.
Hauteur : 29 m.
Description : Tour carrée avec cage d’escalier en saillie semi-circulaire sur le côté, en maçonnerie de pierres de taille.
Actuellement :
Feu : deux éclats groupés toute les six secondes
Optique : horizon , optique de focale 0,25 m en verre taillé. Feu d’horizon 360°. Feu à 2 occultations groupées 6 secondes. Lampe halo 180 watts. 1 aérogénérateur – Coût : 252 700 F
L’appareil de troisième ordre produit un feu fixe varié de 30 en 30 secondes par des éclats alternativement blancs et rouges. Coût 35 000F.
Cloche pour temps de brume.
De nuit, le phare montre un feu blanc (2 occ. 6 sec.) avec un secteur rouge de 339 ° à 010 ° qui couvre les dangers du plateau du Crapaud.
Portée : 14,5 milles dans le secteur blanc (2) et 11 milles dans le secteur rouge (2)

(1) A 4,6 mille dans le N.W. de l’Ile Grande – Le plateau des Triagoz s’étend sur 2,1 mille du S.W. au N.E
(2) Secteur blanc et secteur rouge : Un feu à secteurs est un balisage lumineux (phare ou feu) qui est utilisé pour guider de nuit les navires dans un chenal cerné de dangers (écueils, absence de fonds). Le faisceau lumineux change de couleur selon l’endroit d’où il est observé.

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Propriété de l’état, l’état général ne cesse malheureusement de se dégrader…

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Fifi la royale

Pêche du dimanche soir… espoir !

Notre ami irlandais “Mac Daurade” présente deux de ses prises de la journée.

Nous l’en félicitons !

Mac daurade Mac daurades

 

 

 

 

 

 

 

 

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SNSM : 13ème intervention

Le propriétaire d’un voilier décide, en fin d’après-midi, d’emprunter la passe de Toul ar Stang (Carbon) pour mener son bateau à Pors Gelin.

Il est 17 h 30. Deux personnes l’observent du quai de Saint-Sauveur et s’aperçoivent qu’il est en très mauvaise posture : le voilier, pris dans les rouleaux, se couche sur le flanc. Ils donnent immédiatement l’alerte ; ils aperçoivent la quille du voilier.

Le plaisancier, éjecté, a réussi à remonter à bord (probablement grâce à son échelle). Il a pu “envoyer son foc” pour s’écarter des rochers et a jeté l’ancre.

La SNSM de Ploumanac’h et le zodiac de l’île Grande arrivent sur les lieux. Après de multiples manœuvres effectuées dans les remous, au ras des cailloux, ils parviennent à mettre le navigateur en sécurité et à remorquer le bateau pour le ramener sur un corps mort à Pors Gelin.

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Les sapeurs-pompiers de Lannion l’y prennent en charge pour le conduire à l’hôpital car la personne était déjà en hypothermie (sa température était descendue à 33 °).

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