Un paquebot géant à Saint-Nazaire

Le port de Saint-Nazaire

Animé par la curiosité, le visiteur ne manque pas de remarquer, dans le port de Saint-Nazaire, la présence des fameux “bateaux russes” qui ont récemment défrayé la chronique et celle du Bélem qui se refait annuellement une beauté.

2. Vladivostok 1. Sébastopol

 

 

 

 

3a. Belem carénage

Dans ce quartier du port, l’ancienne base sous-marine (un bunker de la seconde guerre mondiale) est le point de départ de la visite commentée.

bassin

 Les Chantiers navals STX

C’est principalement en bus que se fera la découverte des Chantiers navals ticket visite(150 hectares au bord de la Loire) mais deux sites, toutefois, recevront le groupe de visiteurs : un hangar destiné à l’assemblage de panneaux et la “cale d’assemblage du navire” où, bloc après bloc, le puzzle sera reconstitué pour former un navire.

Un premier paquebot géant (l’Oasis 3) y est actuellement en construction.

 

Pour obtenir des marchés, une compétition très serrée s’engage entre le chantier naval STX et ses concurrents européens. Des périodes difficiles alternent avec d’autres plus favorables.

 

La dernière s’est amorcée fin 2012 grâce à la commande d’un premier paquebot géant de la classe Oasis of the Seas par l’entreprise américano-norvégienne RCCL (Royal Caribbean Cruise Line). Au chantier, il porte le nom d'”A34” (nom de code du troisième paquebot de classe “Oasis”..).

40 000 tonnes d’acier sont nécessaires pour la confection de ses 19 ponts !
Des centaines de plaques d’acier sont entreposées à l’air libre avant d’être nettoyées, poncées puis façonnées et assemblées. C’est le 23 septembre 2013 qu’a été découpée la première tôle.

 

Sur les aires extérieures de stockage, le visiteur tente de déchiffrer des inscriptions 1. inscription envers
qui se présentent à l’envers sur d’immenses pièces métalliques en cours de montage !

A34 : nom de code de l’Oasis 3

231 T : poids de la pièce

 

Dans l’atelier de soudure, et afin que les ouvriers n’aient pas à travailler les bras en l’air, les pièces métalliques à assembler sont encore “tête en bas”.

En parallèle au travail réalisé en bureau d’étude, soudeurs, tôliers et charpentiers-fer élaborent des dizaines de « caissons » métalliques de 20 m sur 20 m. Ces caissons sont ensuite réunis pour constituer des blocs de 1 000 tonnes (et les écritures sont désormais à l’endroit !).
Le numéro est visible sur tous les blocs et sous-ensembles qui, une fois assemblés, constitueront la coque du navire.

7. bloc élémentLes blocs attendent, dans l’aire de prémontage, que le TGP (très grand portique) les dépose dans la cale d’assemblage (parallèle à cette aire).

8. tinsC’est le 9 mai 2014 que le premier bloc du fond de la coque a été déposé sur des “tins” dont la hauteur et la disposition sont calculées au millimètre près.

 

Cela donne lieu à une cérémonie au cours de laquelle la coutume prévoit qu’une pièce d’or (ou une médaille) soit soudée dans un tube au fond de la cale, afin de porter chance au navire.

 

Le Très Grand Portique peut soulever des blocs (pouvant peser jusqu’à 1 300 tonnes) pour les déposer dans la cale d’assemblage.

 

Petit à petit, la coque grandit, bloc après bloc…

20141018141216_m_A34 022 05 09 2014 (113)cap sur l'étrave

Cette coque, large de 66 mètres, est désormais bien visible.

11. élément dans cale
Le navire mesurera 361 mètres entre la proue et la poupe. Sa hauteur sera celle d’un immeuble de 25 étages (72 mètres).

L’Oasis prévoit d’embarquer jusqu’à 6 360 passagers dans quelque 2 700 cabines et comptera 2 100 membres d’équipage. Cette petite ville sur l’eau naviguera à 40 km/h grâce à des moteurs diesel de 133 000 chevaux.
Ce paquebot géant, c’est surtout dix millions d’heures de travail pour les salariés des chantiers et sous-traitants nazairiens. Et un chèque global de près d’un milliard d’euros signé par l’acquéreur.
Il doit être livré mi-2016.

Le devenir des chantiers navals

Un second “plus grand paquebot du monde” (dont la longueur sera supérieure d’un mètre au précédent), commandé également par la filiale du groupe Royal Caribbean Cruises doit être livré en 2018.

 

En décembre 2014, Une lettre d’intention est signée, par une autre filiale de l’armateur américain Royal Caribbean Cruises. Ce document, préalable à un acte d’achat, porte sur une commande de deux nouveaux paquebots pour 1,2 milliards d’euros.

 

De plus, l’entreprise STX se diversifie depuis deux ans dans les énergies marines renouvelables. “Anemos”, usine du futur du 20 millions d’euros, fabriquera dès le printemps 2015, des éléments d’éoliennes offshore, des sous-stations électriques, des fondations, et des matériels pour le houlomoteur et l’hydrolien.

12. projet Anemosen savoir plus sur l’usine ANEMOS :              http://snactu.fr/?p=87

 

Les chantiers de Saint-Nazaire sont détenus à 33,3% par l’État français et à 66,6% par le groupe coréen STX Business (qui envisage de se désengager).

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